En faisant : l’orthographe exacte, la règle du participe présent et les pièges à éviter
Pour écrire sans faute, identifiez la forme correcte, comprenez la construction du participe présent, puis utilisez nos astuces pour bannir l'erreur 'fesant'.

L’expression en faisant peut sembler ambiguë pour certains, mais une seule forme est admise. La graphie « en fesant » n’existe pas en français moderne ; elle résulte d’une confusion entre la prononciation orale et la règle d’écriture. La maîtrise de ce mot garantit votre crédibilité dans tout document professionnel.
L’orthographe correcte de l’expression en faisant
L’unique orthographe correcte est en faisant. Ce mot est le participe présent faire, une forme verbale invariable qui exprime une action en cours. Toute tentative d’écriture avec un « e » à la place du « ai » constitue une faute d’orthographe majeure, car le mot « fesant » est totalement absent du lexique actuel.
L’usage de cette forme est fréquent pour exprimer la simultanéité ou la manière. Pour progresser dans vos rédactions et découvrir nos conseils d’écriture, mémorisez que le radical du verbe faire conserve ses voyelles d’origine. Le doute s’installe souvent lors de la relecture rapide, mais la règle reste stable et sans exception.
Le fonctionnement grammatical du participe présent
Le participe présent se construit selon un mécanisme précis : on prend le radical du verbe et on y ajoute la terminaison « -ant ». Pour les verbes réguliers, on s’appuie sur la première personne du pluriel du présent de l’indicatif. Avec le verbe faire, on utilise la base « fais- » pour aboutir à « faisant ».
Le rôle du verbe faire
Le verbe faire appartient à la catégorie du troisième groupe, ce qui signifie qu’il est un verbe irrégulier. Sa conjugaison impose une vigilance particulière, car elle ne suit pas les modèles simplifiés des premiers groupes. L’irrégularité du radical explique pourquoi certains écrivent en fesant erreur, alors que la structure grammaticale exige le maintien du « ai ».
La formation du gérondif avec ‘en’
Lorsque le participe présent est précédé de la préposition « en », on forme ce que la grammaire appelle le gérondif. Cette structure lie deux actions simultanées effectuées par le même sujet. Le gérondif reste invariable, peu importe que le sujet soit masculin, féminin, singulier ou pluriel.
Les causes réelles de la confusion entre ai et e
L’erreur provient principalement d’un glissement phonétique. À l’oreille, le son produit par « ai » et celui produit par « e » sont extrêmement proches, voire identiques selon les régions. Cette proximité conduit naturellement la main à reproduire le son entendu plutôt que la règle apprise, créant ainsi un automatisme visuel erroné.
L’orthographe verbe faire est donc victime d’un conflit entre l’oralité et la norme écrite. Dans un contexte professionnel, où la vitesse de saisie prime, le cerveau simplifie parfois la graphie. Cette confusion est tenace car le mot « fesant » possède une allure plausible pour quelqu’un qui ne maîtrise pas les racines étymologiques du verbe.
Comparatif des formes et pièges orthographiques
Pour éviter toute hésitation, confrontez la forme correcte aux erreurs les plus fréquentes. Le gérondif faire suit une logique de racine qui ne change jamais, contrairement à certains homophones qui varient selon le sens de la phrase.
| Forme écrite | Statut | Contexte d’usage | Verdict |
|---|---|---|---|
| Faisant | Correct | Action en cours / Manière | Admis |
| Fesant | Incorrect | Confusion phonétique | Interdit |
| Faisant (adj.) | Correct | Qualifie un nom (rare) | Admis |
| Faisant (part.) | Correct | Verbe d’action | Admis |
Ce tableau montre que le doute n’a pas lieu d’être : il n’existe aucune situation, même rare ou littéraire, où la graphie avec « e » serait acceptée. La rigueur orthographique impose donc un réflexe systématique vers le « ai ».
Les réflexes à adopter pour écrire sans hésiter
La sécurité orthographique repose sur des ancrages mémoriels simples. Pour ne plus douter, appuyez-vous sur des mots de la même famille. La racine « fa- » est présente dans « fabrication » ou « façon ». Si le mot dérivé commence par « fa », alors le participe présent s’écrira nécessairement avec « ai ».
L’histoire de la langue nous apprend que le français a évolué, mais que certaines bases de conjugaison sont restées fixes pour assurer la clarté. Pour sécuriser vos textes, vous pouvez également consulter nos conseils sur les pièges orthographiques afin d’identifier d’autres points de vigilance.
Voici les étapes pour valider votre écrit :
1. Repérez le verbe à l’infinitif (faire).
2. Identifiez le groupe du verbe (troisième groupe).
3. Appliquez la terminaison -ant au radical (fais-).
4. Vérifiez la cohérence avec le nom « fabrication ».
L’importance de cette précision a été soulignée lors d’événements comme le concours d’orthographe de l’ONU en 1992, où Bernard Pivot a mis en lumière la complexité de notre langue face à 108 pays. La maîtrise de ces détails, même minimes, renforce l’image de sérieux et de compétence d’un collaborateur.

Le bon réflexe consiste à ne plus chercher une logique sonore, mais à s’appuyer sur le mot « fabrication ».
La bonne question n’est pas « Comment cela s’entend-il ? » mais « Quelle est la racine du mot ? ».
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